OLIVE Manufacture — Note d’Analyse #03

Le parc d’activités, ce couteau suisse que l’on connaît mal

Il existe peu de produits immobiliers aussi difficiles à enfermer dans une catégorie que le parc d’activités. Ni tout à fait usine, ni entrepôt, ni immeuble tertiaire, il emprunte souvent à chacun de ces usages.

Cette difficulté à le définir n’est pas un défaut. Elle traduit au contraire sa fonction première : s’adapter à l’activité de l’entreprise qui l’occupe.

Longtemps considéré comme une forme immobilière banale de la périphérie, il joue pourtant un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien des territoires.

LE COUTEAU SUISSE DE L’IMMOBILIER D’ENTREPRISE

Une grande partie de l’immobilier contemporain s’est progressivement spécialisée.

Nous savons concevoir des bâtiments extrêmement performants pour un usage donné. Mais plus un immeuble devient spécifique, plus son adaptation peut devenir complexe lorsque cet usage évolue.

Le parc d’activités suit une logique différente.

Une structure relativement simple, une hauteur adaptée, des accès fonctionnels, un atelier, quelques bureaux et des espaces de stockage peuvent accueillir successivement des entreprises dont les métiers n’ont parfois presque rien à voir.

Un bâtiment conçu à l’origine pour accueillir le centre de production d’un équipementier automobile peut ainsi, trente ans plus tard, accueillir un centre de football à cinq. L’usage change radicalement, mais l’enveloppe conserve sa capacité à évoluer.

C’est l’activité de l’entreprise qui vient en grande partie configurer le bâtiment, et non l’inverse.

Cette polyvalence fait sa résilience : elle sert l’entreprise, élargit le spectre des utilisateurs pour l’investisseur et maintient pour le territoire une capacité d’accueil pour des activités nouvelles.

Elle accompagne aussi le parcours résidentiel des entreprises. Une PME qui grandit doit pouvoir ajouter une machine ou déménager dans un bâtiment plus grand sans quitter son bassin économique.

Un territoire qui veut conserver ses entreprises doit pouvoir leur offrir plusieurs étapes immobilières.

TROIS ENTREPRISES, UN MÊME PRODUIT IMMOBILIER

Le meilleur moyen de comprendre cette polyvalence est encore de regarder ce qui se passe derrière les portes.

Une entreprise française a développé une activité d’upcycling à partir d’anciens équipements militaires. Toiles de tentes, éléments de parachutes et textiles techniques sont réceptionnés, triés, stockés puis transformés en sacs de voyage lifestyle et accessoires de mode. L’activité mêle économie circulaire, savoir-faire artisanal et petites séries.

Ailleurs, une entreprise industrielle conçoit des équipements métalliques de haute technicité destinés à intervenir dans des puits d’hydrocarbures. Ingénierie, fabrication, assemblage, tests, stockage et maintenance cohabitent dans un même outil immobilier.

Enfin, une entreprise événementielle stocke enceintes, consoles, projecteurs, écrans vidéo, structures de scène, câblage et machines à effets spéciaux. Avant un festival, le matériel est préparé, vérifié puis chargé. À son retour, il est contrôlé et entretenu avant de repartir pour une nouvelle prestation. Son bâtiment est à la fois un stock, un atelier technique et une base logistique.

Ces trois entreprises n’ont presque rien en commun.

Pourtant, elles peuvent avoir besoin de la même matrice immobilière : une hauteur suffisante, des accès adaptés, du stockage, un atelier et quelques bureaux.

Parmi les entreprises installées dans ces parcs se trouvent aussi des hidden champions : PME ou ETI très spécialisées, peu connues du grand public, mais disposant d’un rayonnement national et parfois international sur des marchés de niche.

Derrière des façades parfois banales se trouvent des entreprises qui ne le sont pas.

DES PÉRIPHÉRIES DEVENUES DES MORCEAUX DE VILLE

Les zones d’activités étaient développées à l’écart des villes ; leur intégration urbaine constituait largement un impensé.

Mais la ville a rattrapé ses anciennes périphéries.

Dans le même temps, la rareté foncière et les objectifs de sobriété liés au ZAN renforcent la concurrence entre les fonctions urbaines, souvent au détriment des zones d’activités.

Toutes les zones d’activités n’ont pas vocation à être figées. Mais celles qui accueillent une activité productive vivante doivent conserver cette capacité d’accueil.

Le paradoxe est réel : la ville peut transformer les lieux où travaillent les entreprises, puis découvrir qu’elle ne dispose plus des fonciers nécessaires pour les accueillir.

L’enjeu est donc de rendre ces zones plus désirables, plus remarquables et mieux intégrées à leur environnement, sans leur faire perdre leur souplesse.

LE POINT DE VIGILANCE : NE PAS OUBLIER À QUOI SERT LE BÂTIMENT

L’intérêt croissant des investisseurs contribue au renouvellement d’un patrimoine parfois vieillissant.

Mais l’optimisation immobilière peut aussi finir par dégrader l’usage.

La profondeur des cours de manœuvre en est un bon exemple. Dans un bilan, quelques mètres gagnés à l’extérieur permettent parfois d’ajouter de la surface construite.

Vu depuis Excel, l’arbitrage paraît rationnel.

Sur le terrain, le raisonnement atteint vite ses limites.

Un camion doit pouvoir entrer, manœuvrer, décharger et repartir sans perturber le fonctionnement du reste du parc. Lorsque les cours sont trop contraintes, les manœuvres se multiplient, les livraisons débordent sur les circulations et le local peut devenir moins attractif pour l’utilisateur.

Quelques mètres carrés gagnés dans un bilan peuvent ainsi dégrader durablement la valeur d’usage du bâtiment.

La même vigilance vaut pour l’architecture.

Nous devons construire de meilleurs bâtiments, plus agréables, mieux dessinés et mieux intégrés. Mais une PME industrielle, un artisan ou un sous-traitant doit encore pouvoir acheter ou louer son outil immobilier à un prix compatible avec son activité.

Un parc d’activités réussi n’est pas celui qui maximise la valeur immobilière au mètre carré. C’est celui qui permet à des entreprises de s’installer, de travailler et de grandir durablement.

CE QUI FAIT TOUT L’INTÉRÊT DE CE PRODUIT

Chez OLIVE Manufacture, nous apprécions particulièrement ce produit pour la diversité des entreprises et des métiers qu’il permet de rencontrer.

Derrière une typologie relativement simple se cachent des activités parfois très spécialisées, et souvent insoupçonnées.

Chaque porte peut cacher un métier différent.

Pour l’opérateur, cette diversité impose une forme de curiosité : comprendre d’abord ce que font les entreprises avant de décider de l’immobilier dont elles ont besoin.

OLIVE Manufacture intervient précisément lorsque ces actifs doivent évoluer sans perdre ce qui fait leur utilité économique et leur capacité à accueillir des entreprises.

Le parc d’activités n’a pas besoin de devenir autre chose pour devenir remarquable. Il doit mieux révéler la richesse des entreprises qu’il accueille.

ÉCHANGER

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OLIVE Manufacture - Note d'Analyse

Par Bruno JOSE

OLIVE Manufacture est un opérateur spécialisé dans le développement et le montage d’opérations de parcs d’activités, intervenant sur l’ensemble du territoire national.

Notre mission est d’apporter des solutions immobilières concrètes pour revaloriser les zones d’activités industrielles, avec une conviction forte : la régénération des zones d’activités obsolètes constitue un gisement foncier dont le potentiel reste largement à révéler.

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